2 octobre 2025 :

La situation est partout confuse, entre épopée, drame, tragédie et vaudeville.

La global Sumud Flotilla (ensemble d’une cinquantaine de navires humanitaires partis de Barcelone il y a quelques jours en direction de Gaza, pour forcer le blocus israélien et porter des vivres, des médicaments, des éléments de base pour la survie du peuple exterminé) est à l’approche de la bande de Gaza.

Après quelques péripéties, des attaques plus sévères sont venues frapper les navires, grenades assourdissantes ou déversement par des drones de produits urticants. Cependant les navires ont poursuivi leur route. À l’heure actuelle plusieurs bateaux ont été arraisonnés dans les eaux internationales, d’autres sont provisoirement bloqués, deux ont franchi le blocus et sont entrés dans les eaux gazaouies qu’Israël ne reconnaît pas en tant que telles.

La différence avec les actions précédentes, c’est le nombre de navires affrétés, mais c’est aussi le fait que plusieurs navires militaires (italien, espagnol et turc) sont sur place pour protéger leurs ressortissants contre les interventions de la marine israélienne. C’est également le fait que Donald vient de faire connaître un plan de paix en 20 points que Netanyahou a accepté (en attendant que la Knesset se prononce) et que le Hamas n’a pas rejeté. Il serait malvenu dans ces conditions de couler un navire humanitaire ou de blesser, tuer, un.e naviguant.e. Enfin, les populations qui jusque là étaient restées plus ou moins timides, sont dans les rues un peu partout en soutien à l’entreprise : dans des pays européens, américains, en Turquie et en Israël même.

Il est trop tôt pour prévoir sérieusement une issue à la situation mais l’évolution est phénoménale. Voici pour le drame et l’épopée. La tragédie demeure du côté de la bande de Gaza et, à un degré moindre, dans toute la Cisjordanie où la force prime le droit.

Le vaudeville, c’est du côté franco-français qu’il se joue, puisque le corps nu, premier ministre, a annoncé qu’il serait en mesure de présenter son gouvernement mardi prochain. Pas sûr. Et qu’en attendant, le gouvernement démissionnaire continue à bas bruit la politique qu’il n’est plus censé exercer. D’autant que la plupart des ministres démissionnés seraient remissionnés dans le futur gouvernement.

3 octobre : le Hamas a accepté d’entrer en négociations sur la base du plan de paix états-unien. Donald a aussitôt demandé l’arrêt des frappes israéliennes sur Gaza.

Les bombardements continuent après la nuit du 3 au 4.

5 octobre : Le corps nu a enfin présenté son gouvernement : les 2/3 des membres appartenaient au gouvernement précédent qui a été censuré. Parmi le tiers restant, d’anciens ministres dont plusieurs mis en cause dans des affaires judiciaires ou en attente d’appel, etc.

Même le sieur Retailleau en sa qualité de leader des Républicains (et bien que renommé à l’intérieur) a convoqué son parti pour décider du soutien ou non au nouveau gouvernement ultra-minoritaire. Le RN s’esclaffe, la gauche se scandalise.

Le 6 : Le même Lecornu qui hier présentait son gouvernement de clones a ce matin démissionné.

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Le président de la République a accepté cette démission. Puis a accordé 2 jours à ce même monsieur Lecornu pour ouvrir de nouvelles négociations. Monsieur Lemaire, sachant que sa nomination avait posé problème, a démissionné à son tour de son tout neuf ministère des armées pour ne pas entraver les négociations de Monsieur Lecornu…

LE TOUT ALORS QUE CES GENS-LÀ ONT DÉMISSIONNÉ : n’est-ce pas de la folie que d’accorder un temps de négociation à des fantômes ?

Le 7 octobre : Messieurs Attal et Philippe, tous deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, appellent à sa démission. Ce sont bien sûr des rats qui quittent le navire pour tenter de rebondir, mais ça signale tout de même l’hallali.

Jeudi 9 octobre : entrée de Robert Badinter au Panthéon.

Pot de départ de Nicolas Sarkozy avant son entrée en prison. (Le secrétaire général de l’Élysée était de la partie).

Cessez-le-feu effectif (première étape) à Gaza après un protocole d’accord entre le Hamas et Israël (échange otages / prisonniers entre autres mesures).

10 octobre : Le président de la République renomme au poste de premier ministre celui qui vient de démissionner. Plus personne ne veut de ce poste. Monsieur Le corps nu s’en défend mais endosse la fonction malgré lui. Un ministre appelle à censurer le gouvernement à naître. Tout grenouille et patauge.

Remarque : Monsieur Macron a été investi ministre des finances par ses relations sans mandat électoral. Une fois élu président de la République, il est allé se recueillir à St Denis sur les tombeaux des rois de France. Signe certain qu’il tient pour négligeable le suffrage des urnes et signe (moins certain) d’une hypertrophie du moi que d’aucuns ont déjà nommé folie. On a vu ensuite ce même président circuler sur les Champs Elysées un 14 juillet, après avoir fait vider l’avenue de tout public vivant et être passé en saluant le vide, avant de parler au monde sur grand écran mais devant une foule d’absents. N’était-ce pas un second signe de folie ?

Voici à présent qu’il refuse de nommer au gouvernement les membres des deux formations arrivées en tête des dernières élections législatives, quitte à voir les siens se détourner, quitte à bégayer les nominations inutiles, toutes vouées à la censure des député.e.s. Enfermé en lui-même, faut-il enfermer autrement ce monsieur ? Ou, selon le terme américain, « l’empêcher » ?

Des convois humanitaires sont entrés en nombre avec la trêve des armes sur le territoire de Gaza.

Le prix Nobel de la paix a été attribué à une vénézuélienne opposante au chavisme : un peu trop évidente manière d’empêcher Donald de crier à l’imposture puisqu’il n’a pas obtenu le joujou convoité. Incidemment, c’est Krasnahorkay qui obtient le Nobel de littérature. Romancier impressionnant et pan sur le bec à Orban.

13 octobre : un gouvernement est nommé. Le préfet de police de Paris le plus répressif est institué ministre de l’intérieur. Presque toute l’Assemblée s’apprête à la censure.

23 octobre : le PS sous prétexte de report de la loi concernant la retraite à 64 ans n’a pas voté la censure (à de rares exceptions près). Des mesures particulièrement iniques sont « dans les tuyaux.

Il y a deux jours l’ex président de la République N. Sarkozy a été incarcéré à la prison de la Santé. Les chaînes de gavage en continu se sont parait-il apitoyées toute la journée sur le sort de celui qui a pactisé avec le dictateur libyen responsable de la mort de 274 personnes.

Fin octobre : Israël a repris des frappes sur la bande de Gaza. Le débat se poursuit à l’assemblée nationale sur les perspectives de budget 2026.

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