Le 1er septembre : rencontre tripartite entre Modi (Inde) et Poutine (Russie) sous l’égide de Xi Jin Ping (Chine).
Le 3 septembre : le gouvernement se hâte de faire passer avant sa fin les dernières mesures auxquelles il tient : ainsi un décret vient de priver plusieurs milliers d’étrangers de couverture sanitaire. Destinée sans doute à fléchir l’extrême-droite peu avant le vote de confiance, cette nouvelle monstruosité n’obtient même pas le fruit de ce marchandage : lorsqu’elle se sait aux portes du pouvoir, l’extrême-droite n’infléchit jamais son extrémisme, aussi dangereux soit-il : car la mesure n’est pas seulement inhumaine et contraire aux principes d’égalité en droit et de fraternité qui fondent notre République, mais elle peut conduire des milliers de personnes à répandre des maladies contagieuses, en tout cas à les priver de suivi.
Remarque toute pragmatique qui ne tien pas compte des enfants qui mourront, des autres victimes…Comme si la coupe n’était pas assez pleine (après les 7 jours de carence pour maladie, les 2 jours de congé supprimés, l’aggravation des conditions de versement pour les chômeurs, le doublement des coûts non remboursés par l’assurance maladie, le rabiotage sur les prises en charge à 100 % des grands malades, etc.) François Bayrou tien à quitter son poste sur une dernière ignominie. C’est réussi, à moins que d’autres interviennent d’ici le 8 septembre.
N.B. : 3 septembre 1870 : capitulation de Sedan, Napoléon III prisonnier, veille de la proclamation de la IIIème République.
Le 9 septembre : hier François Bayrou a été démis de ses fonctions par un vote de défiance de l’Assemblée Nationale. Ce jour le président de la République a nommé à sa place le ministre sortant des armées, qui a occupé ce poste sous les quatre gouvernements précédents (Borne, Attal, Barnier, Bayrou). Nouveau déni de démocratie puisqu’aux élections législatives de 2024 (rappel) c’est le Nouveau Front Populaire ( 230 élus) qui est arrivé en tête devant le Rassemblement National (110). Le Modem de monsieur Bayrou ne compte que 36 députés, le parti Renaissance de monsieur Lecornu 91. Tous regroupés dans des formations qui ne cessent de changer de nom (et entretiennent ainsi l’idée qu’on n’y comprend rien et que tout se vaut) les soutiens au Président Macron sont 210. L’opposition est de 353 députés, encore que le rassemblement national et le parti socialiste se sont plusieurs fois abstenus sur des propositions de la minorité qui gouverne.
Jolie pancarte aperçue : « le roi Macron est nu, il choisit Lecornu ».
10 septembre : mouvement populaire « bloquons tout : assez suivi malgré le contexte défavorable, forts rassemblements attaqués par des forces de police agressives dans les grandes villes : aune esquisse de blocage n’est tolérée. Cependant pas mal de jeunes, y compris de lycéen.ne.s empêchés de sortir parfois de leurs établissements par les proviseur.e.s. Depuis quand ces messieurs-dames sont-il tenus d’outrepasser le règlement pour se faire les auxiliaires des policiers ?
Par ailleurs, pour toucher des leaders du Hamas, Israël s’en est allé bombarder le Qatar. Comme les USA n’ont pas désapprouvé, les monarchies du golfe si elles peuvent vraiment compter sur leur grand allié : elles connaissent bien sûr la vraie réponse, qui n’est pas forcément celle qu’elles donnent à leur juste question.
La semaine du 16 au 23 septembre m’a été une heureuse parenthèse, passée en Sicile loin de l’actualité qui nous oppresse. J’avais quelque scrupule à me rendre toutefois dans un pays dont la cheffe du gouvernement se situe à l’extrême-droite et tente de modifier la constitution pour asseoir un pouvoir fragile de type fasciste. Or il se trouve qu’à part de rares voitures de carabiniers et surtout la présence habituelle de « garde de finance » (douane, police économique, trafics, etc.) je n’ai vu dans ce pays aucun militaire ni même policier en arme sur les lieux touristiques, les plages, autour des monuments…Je ne prétends pas que l’Italie offre toutes les garanties d’un régime démocratique, je constate simplement qu’aucun des signes par lesquels notre régime libéral impose sa violence n’est ostensiblement présent là où, certes, je n’ai fait que passer.
Retour en France depuis le 24 : le premier ministre nommé, monsieur Lecornu ne forme pas son gouvernement, si bien que le Bayrou démissionnaire continue bassement son œuvre en attendant. Monsieur Lecornu consulte, reçoit les syndicats, cherche l’ouverture mais n’a strictement rien de neuf à proposer, compte-tenu de la politique générale qu’il est chargé de poursuivre. Cela constitue donc le troisième gouvernement minoritaire mis en place par l’exécutif depuis les élections de 2024, selon une constitution établie pour garantir « la stabilité ». Sans commentaire.
Par ailleurs règne le chaos. Le premier ministre israélien détruit un peuple tandis que la France et le Royaume-Uni reconnaissent l’État palestinien. Le seul soutien réel au gouvernement d’extrême-droite israélien est le gouvernement d’extrême-droite états-unien, qui s’offusque par ailleurs que le dictateur Poutine ne suive pas son ex-ami Donald dans son désir de paix.
30 septembre : contrairement à toute attente, Donald a fait connaître au monde un plan de paix en 20 points visant à obtenir une paix immédiate à Gaza. Il est vrai que le plan en question donne assez de garanties pour soulager enfin la population affamée et bombardée qui meurt et souffre. Mais il est vrai aussi que dans ce plan l’organisation revient à diverses organisations, aux USA, à quelques alliés comme la Jordanie ou l’Égypte, mais que les acteurs réels du terrain, en particulier les gazaouis, sont muselés et considérés comme des sous-citoyens qu’il faut diriger malgré eux : retour à la situation des « mandats » d’après 1918 où les pays arabes n’avaient pas d’existence propre mais étaient placés sous tutelle française ou britannique.
Tout ça pour remplacer Lord Balfour par J;D;Vance?
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