JUIN le mois de Junon, l’été de la St Jean, le mois des fêtes d’extérieur…
GRANDES FOULÉES : le 9 juin aux élections européennes, l’extrême-droite a totalisé plus de 31 % des suffrages exprimés, 36 % même si on considère le délirant parti zemmourien. « En même temps » le parti présidentiel et un ersatz de PS faisaient 15 % ou un peu moins. LFI atteignait près de 10 % (9 députés au lieu de 6 dans la précédente mandature), EELV dépassait tout juste 5 % et les autres partis de gauche s’enlisaient. Quasi disparition à 7 % de la droite tradi. (LR : soit dit en passant, le leader Bellamy veut faire construire un mur tout autour de l’UE…dont chaque pays devrait consacrer au moins 3 % de son budget à la Défense : prémices d’une entrée en guerre).
L’assemblée européenne se modifie peu, l’extrême-droite progresse légèrement, au détriment des droites et coalitions, une vraie gauche se dessine encore minoritaire (NB : après le Brexit il y a moins de député.e.s qu’en 2019) . Le PPE reste le plus important en nombre.
Quelques non inscrits en sus, et une nette opposition à Orban surgit en Hongrie. Même affaiblissement de la large coalition allemande.
– Le soir même du scrutin, le Président Macron a annoncé la dissolution de l’Assemblée Nationale : élections législatives dans la limite légale la plus courte : 30 juin et 7 juillet.
– Le 10 juin, réunion en urgence des groupes de gauche : Nouveau Front Populaire annoncé. Beau texte lucide, bref et clair, rédigé dans la perspective d’une campagne commune à gauche et pour un gouvernement d’union en urgence : justice sociale, paix, écologie et féminisme en première ligne.
Opposition à la politique conduite par les gouvernements Macron depuis 7 ans, détermination contre les exhortations racistes et discriminatoires des forces d’extrême droite. (À suivre…)
– Ce 18 juin reste un jour de commémoration de l’appel gaulliste à ne pas capituler. La campagne électorale est lancée depuis la veille. Le parti LR implose, une partie s’allie aux macronistes qui se présentent une nouvelle fois comme la seule opposition crédible à l’extrême-droite, dont le programme masqué, plus ou moins larvé, s’assouplit sur le plan économique pour rejoindre le libéralisme, tandis que les incantations xénophobes s’amplifient : much ado about nothing.
Le programme de la gauche unie tient en 20 pages : Programme-nouveaufrontpopulaire.pdf
28 JUIN : arrivée sur Avignon. Une candidature « front populaire » est venue pernicieusement concurrencer la candidature officiellement instituée (par le PS, EELV, le PCF et LFI + NPA) et prétend avoir le soutien de la maire (de centre gauche élue avec les voix de gauche). Impossible de savoir immédiatement si cette dernière assertion est exacte ou fausse. Mais ce qui est sûr, c’est que le candidat impromptu se disant « front de gauche » va sans doute grappiller un pourcentage suffisant de voix pour laisser le champ libre au RN, puisqu’il y aura 2 candidatures prétendument à gauche…Donc la seule circonscription du Vaucluse que la gauche pouvait emporter semble offerte à l’extrême-droite par cette infamie. Cela me semble dépasser des ego blessés, pour s’apparenter à une trahison bien réfléchie afin d’éviter qu’un candidat « jeune garde » (association de lutte active contre le fascisme) puisse accéder à la députation.
Remarque : une tentative d’assignation en référé pour empêcher que les bulletins de diversion s’arrogent le même nom que les autres a échoué : reprenant les mêmes couleurs, et les mêmes mesures d’urgence, le bulletin traître s’appelle « front populaire » et non « nouveau front populaire » : la forfaiture ne peut être constatée.
30 juin : le 1er tour des élections législatives précipitées vient d’avoir lieu, avec une participation de plus de 70 %.Pour un tiers, les votes ont été au RN. Le nouveau Front Populaire fait plus du quart. Curieusement, le centre et les droites qui ont depuis des années incliné vers des mesures d’extrême-droite (et qui en pâtissent arithmétiquement au plan des résultats) appellent à cor et à cri à faire barrage au RN.
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